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Editions

Amitiés Spirituelles

Le chemin spiritualiste

Ce petit manuel offre aux esprits philosophiques un acheminement de la voie rationnelle vers la voie mystique.

 

Extrait


Introduction de Marcel Renébon


Il nous semble que plusieurs remarques sont à faire à propos de la réédition, sous ce titre, d'un petit livre datant de 1910 et alors intitulé “Le devoir spiritualiste”. Plus juste peut-être, ce mot “devoir” sentait un peu trop l'école. Le chemin, c'est davantage l'invitation au mouvement, à la marche, mais entre des fossés et des remblais bien nets. C'est aussi la possibilité d'un choix, une vie offrant toujours plusieurs chemins : les uns détournent, d'autres vont droit. C'est à chacun de juger, d'entreprendre, la liberté de l'homme étant douloureusement respectée par le Ciel, qui propose plus qu'Il ne dispose, on le voit bien par l'attitude du Christ.


Sédir écrivait pour convaincre et entraîner. Son mysticisme peut apparaître exigeant : c'est ici celui d'un jeune chef d'école, avec des raideurs et peu de sourires. D'autres ouvrages de lui sont plus denses, mieux écrits, plus serrés et peignés. Celui-ci a la grâce d'un jet, d'une esquisse, mais forte. Les développements viendront après.


D'où Sédir tenait-il sa pensée ? D'une culture ésotérique certainement très forte, de l'écoute de ses intuitions et puis, d'un autre, qu'il appelle son Maître. Il est difficile de savoir quelle source a été la plus abondante, dans ce départ d'une rivière qui eut, qui a ses rapides et ses lenteurs, sa majesté aussi.


Curieusement - et c'est ici plus visible qu'ailleurs - l'expression de Sédir va toujours du détail le plus précis aux sommets les plus hauts. Elle est comme un oiseau qui plonge jusqu'au ras des toits et remonte la seconde d'après au zénith. Nous en restons étonnés, mais cette rapidité séduit parce qu'elle est audace et vigilance et qu'elle parait pourtant assimilable par nos quotidiens.


Certains auteurs cités dans ce texte nous sont à peu près inconnus. Cela ne veut pas dire qu'ils ont démérité, tant le purgatoire littéraire connaît d'étranges oublis. Écrivant de nos jours, Sédir aurait sans doute emprunté à des oeuvres que nous connaissons mieux, la littérature religieuse actuelle étant riche.


On nous demande parfois au seuil de l'oeuvre vaste et touffue de Sédir : par quoi commencer ? Ce chemin est peut-être la bonne réponse. Il court, borné irrégulièrement par les sujets, à travers le visible et l'invisible, rappelant les devoirs. évoquant les droits, suggérant des recettes de mieux vivre. Les Évangiles, la personne même du Seigneur sont à l'origine et imprègnent ces pages. Le commentaire est neuf, hardi, parfois prophétiquement actuel ce qui n'est pas si mal, constaté soixante-dix ans après.


La grandeur de la vie humaine a été contestée par toute une littérature d'abandon, de retrait. Sédir ici réhausse l'homme, évoque sa dignité originelle. A nous de remonter sur le pavois par l'effort, la patience et l'enthousiasme. Ne serait-ce que pour cet optimisme le chemin mérite d'être lu. Et nous souhaitons qu'il devienne un petit livre de route pour ceux auxquels Dieu donne la grâce de Le rejoindre dans un “ici-bas” qui peut être un “Ici-haut”